Terreurs nocturnes ou cauchemars : que faire ?
Découvrez comment reconnaître ces deux phénomènes du sommeil, comprendre leurs différences et adopter les bons gestes pour accompagner votre enfant avec sérénité.
Sophie Jobbé-Duval
7/6/20263 min read


Terreurs nocturnes ou cauchemars : que faire ?
Votre enfant se met soudainement à hurler en pleine nuit. Il a les yeux ouverts, semble terrorisé, refuse vos bras et paraît ne pas vous reconnaître. Vous essayez de le calmer, mais rien n'y fait.
Ou, au contraire, il se réveille en pleurant, vous appelle et vient se réfugier dans vos bras.
Ces deux situations impressionnent beaucoup les parents. Pourtant, il ne s'agit pas du même phénomène. Avant de savoir quoi faire, il est essentiel de reconnaître s'il s'agit d'une terreur nocturne ou d'un cauchemar, car l'accompagnement sera différent.
Terreur nocturne ou cauchemar : les principales différences
Terreur nocturneCauchemarSurvient en début de nuitSurvient en deuxième partie de nuitL'enfant semble réveillé… mais il dortL'enfant est réellement réveilléHurle, crie, semble terroriséPleure ou appelle ses parentsYeux ouverts, regard fixe ou hagardRegard conscient, reconnaît ses parentsRefuse souvent le contactRecherche les câlins et le réconfortSe rendort rapidement après l'épisodePeut avoir du mal à se rendormirAucun souvenir le lendemainSe souvient souvent de son rêve
Que faire en cas de terreur nocturne ?
Même si cela est très impressionnant, la terreur nocturne est un phénomène généralement bénin.
Pendant l'épisode, votre enfant dort encore. Il n'est pas en relation avec vous, même si ses yeux sont ouverts et qu'il semble éveillé.
Le plus important est de rester calme, de sécuriser son environnement afin qu'il ne se blesse pas s'il s'agite et de l'accompagner par une présence rassurante.
Il ne faut pas chercher à le réveiller. Son cerveau est encore en sommeil profond : il ne comprendrait pas ce qui se passe et risquerait d'être complètement désorienté. Dans la plupart des cas, le mieux est d'adopter une posture d'observation bienveillante, d'assurer sa sécurité et de laisser l'épisode se terminer naturellement.
Une fois la terreur nocturne terminée, l'enfant se rendort le plus souvent en quelques instants.
Le lendemain, il n'en garde généralement aucun souvenir.
Que faire en cas de cauchemar ?
Le cauchemar est très différent.
Cette fois, votre enfant est réellement réveillé et conscient. Il a besoin d'être rassuré.
Vous pouvez accueillir ses émotions, le prendre dans vos bras s'il en ressent le besoin et lui rappeler qu'il est désormais en sécurité.
Le lendemain, s'il le souhaite, vous pouvez lui laisser l'occasion de raconter son cauchemar. Mettre des mots sur ses peurs permet souvent de les apprivoiser et de diminuer leur intensité.
Les émotions ont aussi leur importance
Les cauchemars comme les terreurs nocturnes peuvent être favorisés par des périodes riches en émotions, des changements importants ou une grande fatigue.
Au quotidien, proposer à votre enfant des moments où il peut exprimer ce qu'il ressent — par le jeu, le dessin, les histoires ou simplement la parole — contribue à renforcer son sentiment de sécurité émotionnelle.
Si les cauchemars et les terreurs nocturnes sont généralement bénins, des épisodes très fréquents, qui apparaissent soudainement ou qui s'accompagnent d'autres difficultés de sommeil peuvent être le signe qu'il est utile d'explorer plus largement le sommeil de l'enfant, son état de santé, son rythme de vie ou son vécu émotionnel.
Quand consulter ?
Les terreurs nocturnes sont fréquentes chez certains enfants et sont généralement sans gravité.
En revanche, si les épisodes deviennent très fréquents, surviennent plusieurs fois par nuit, s'accompagnent d'autres symptômes ou si vous avez un doute sur leur nature, il est recommandé d'en parler avec un professionnel de santé.
Chaque enfant est unique. Comprendre la différence entre une terreur nocturne et un cauchemar permet d'adopter la bonne attitude, de mieux accompagner son enfant et de vivre ces épisodes avec davantage de sérénité.
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